J'ai appris à tailler les pierres fines lors
de mes études d'anglais en Nouvelle-Zélande.
J'y suis restée durant 4 ans et j'y ai également
découvert la sculpture de la jade néo-zélandaise,
la Greenstone, pierre sacrée pour les Maoris.
A mon retour en Suisse, j'ai acheté un peu de
matériel de gravure et j'ai appris ce métier
en autodidacte. Pour mes débuts, je n'ai pas
choisi la Greenstone mais la nacre de Tahiti. Ces reflets
contiennent toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et
ses différentes couches la rendent très
intéressante à travailler. J'utilise également
d'autres coquillages, dont le Paua et le spondylus
( le coquillage sacré des Incas), mais aucune
espèce protègée telle que le corail
rouge ou le bénitier.
Après quelques années, j'ai fini par
revenir au travail de la pierre dont l'opale que j'affectionne
tout particulièrement. Elle possède les
mêmes reflets irisés que l'huître
perlière de Polynésie mais elle est bien
plus difficile à graver et beaucoup plus chère à l'achat.
J'ai récemment commencé à travailler
avec le quartz de nos montagnes, et je dois admettre
qu'il n'y a pas besoin d'aller chercher très
loin pour trouver des matériaux exceptionnels.
Je crée des bijoux, d'après mon inspiration
ou celles de mes clients, ce qui rend mon travail intéressant
car chaque pièce est unique et malgré les
années d'expérience, à chaque
fois, je découvre quelque chose. C'est un métier
dans lequel on ne cesse jamais d'évoluer. Bien
que les techniques de gravures soient ancestrales (
les machines et l'électricité sont nouvelles,
mais les gestes de bases sont les mêmes que pour
la taille du silex ou des bijoux préhistoriques),
de nouvelles pierres sont découvertes, de nouveaux
designs mis au point et l'on ne cesse jamais de repousser
les limites.
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