Laurent Pheulpin
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Interview de Laurent Pheulpin dans le Monde Economique

Laurent Pheulpin, pourriez-vous nous parler de l’œuvre que vous avez choisi de nous présenter aujourd’hui ?

Elle fait partie de ma troisième série de photographies après les paysages urbains et les images clair-obscures. Une série qui met en scène des barbies. Ces pantins de polymère nous envoient des messages ambiguës depuis plus de 50 ans. J’ai voulu jouer avec le rapport à l’âge et au temps qui passe. Mon but était d’avoir un impact visuel fort. Au niveau symbolique, l’aiguille représente à la fois une intrusion dans la jeunesse éternelle et un accessoire de mode.

Parmi toutes vos œuvres, pourquoi avoir choisi celle-ci en particulier ?

Elle me tient à cœur car c’est ma première photographie après une longue pause due à la reprise de mes études. De plus, elle est très représentative de mon travail actuel.

Dans quelle mesure, cette œuvre est-elle représentative de votre travail artistique ?

Car elle représente mon désir d’explorer la notion de vérité que véhicule la photographie. Ce média est censé donner une représentation directe de la réalité, contrairement à la peinture. Cela peut engendrer une confiance aveugle dans les images que l’on a devant les yeux, que ce soit un portrait posé ou un cliché provenant des médias. Fidèle à l’adage qui dit que l’art ment pour mieux révéler la réalité, j’ai tenté de bousculer quelques codes.

A ce propos, comment définiriez-vous votre approche artistique ?

Tout d’abord, j’attache beaucoup d’importance à la symbolique. Ma passion pour la littérature m’a sensibilisé à cela. Dans chaque série d’images, j’explore plusieurs thématiques sociales avec, si possible, plusieurs niveaux de message. J’ai également réalisé que l’art est un transfert d’émotions entre le photographe et le spectateur, comme des vécus qui s’entrechoquent.

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